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Publié par admin
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En juin, tout le monde a mis à jour son taux horaire. C’était la partie facile.
Ce qui a changé.
D’ordinaire, le SMIC bouge au 1er janvier et on n’y pense plus. Cette année, l’inflation a déclenché une revalorisation automatique au 1er juin 2026, à 12,31 € brut de l’heure, soit 1 867,02 € mensuels sur une base de 35 heures. Il fallait remonter à 2023 pour trouver une hausse de ce type en milieu d’année, et certains paramétrages l’avaient visiblement oublié.
Là où ça se complique.
Le SMIC ne concerne pas que les salariés payés au SMIC. Une bonne partie de la paie y est accrochée, directement ou par ricochet. Quand il bouge, tout ce qui en dépend devrait bouger avec lui.
Trois effets en cascade passent régulièrement sous le radar.
Les grilles conventionnelles rattrapées. Quand les premiers coefficients d’une convention passent sous le SMIC, le salarié doit percevoir au minimum le SMIC. La grille, elle, ne bouge pas tant que les partenaires sociaux n’ont pas renégocié. Résultat : un écrasement des premiers niveaux, et des complements différentiels à gérer proprement.
Les primes adossées au minimum conventionnel. Certaines conventions calculent des primes (ancienneté notamment) sur le salaire minimum de la classification, pas sur le salaire réel. Si le minimum est rattrapé par le SMIC, la question de la bonne assiette se pose, et la réponse dépend du texte.
Les allègements de cotisations. Toute réduction calculée en multiples de SMIC voit sa référence changer en cours d’année en théorie. Seulement, il a été décidé que la RGDU continuerais d’être calculée sur la base du SMIC du 1er janvier 2026. Attention de ne pas vous faire avoir !
Le réflexe paie de septembre.
Comparer un bulletin de mai et un bulletin de septembre pour chaque convention que vous gérez : taux horaire, minimum de la classification, primes adossées, ligne d’allègement. Si un seul de ces éléments n’a pas bougé alors qu’il aurait dû, c’est quatre mois de régularisation qui vous attendent.
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